Carthage, ou Cartagena pour les intimes... Une ville au passé chargé, pleine d'histoire, histoire que je connais pas plus aujourd'hui que le jour de mon arrivée. Normal. J'y suis resté du 3 au 7 Novembre, dans le quartier Getsemani, en plein cœur d'un quartier historique adjacent à la vieille ville intra-muros. En soi, la ville est magnifique. L'architecture est incroyable, dans le plus pur style colonial, avec les balcon fleuris, les murs soit blanchis soit aux couleurs pétantes... On sent immédiatement l'importance qu'a eu cette ville dans le passé, et il est réellement agréable de s'y balader, pour se perdre dans les rues et découvrir tel ou tel détail qui rajoute du charme à l'ensemble déjà impressionnant. Même en dehors de la partie intra-muros, j'ai eu la chance de loger à deux pas (Bon, allez, peut-être plutôt 20 en vrai, mais on va pas chipoter...) de la Plaza de la Santisima Trinidad. Pour rester dans la tradition colombienne, la place est absolument vide en journée, mais pleine à craquer en soirée (Cf. Bogotá!). Vendeurs de street food, petits artisans, musicos plus ou moins relous, ou juste toute une tripotée de gens qui glandent pour le plaisir de glander assis n'importe où ou presque, le contraste est assez impressionnant.
Je dois avouer ne pas avoir mis les pieds dans la partie plus moderne de la ville. En s'écartant à peine des quartiers historiques, on atteint immédiatement des quartiers assez pauvres, qui font pas réellement envie. Plus loin, il aurait des quartiers coules à visiter, notamment le quartier financier, ou autres quartiers hypes avec centres commerciaux et joyeusetés du genre. Il paraît. Certes. Ouais je fais mon blasé, après tout, je suis français, et parisien qui plus est, je dois faire honneur à mon éducation! Mais en vrai, Cartagena ne m'a pas plus emballé que ça, tout simplement. Oh, si bien sûr que oui, il s'est passé des trucs intéressants! Voir des écoles de salsa défiler avec leurs bambins aux costumes de dancefloors latinos pour un festival salsa, c'était sympa! Et tomber un soir au hasard sur l'élection de la candidate à envoyer pour représenter la ville à Miss Colombie aussi! D'ailleurs, voir ces nanas hyper bien maquillées, habillées en robes strass et paillettes (On m'a expliqué que je suis arrivé juste APRES l'épreuve du bikini, bordel de *la suite du message est censurée pour des raisons évidentes, merci pour votre compréhension*!!!) galérer à marcher élégamment sur les pavés irréguliers d'une vieille place mal ou pas entretenue, c'est assez mémorable! Il y avait également des choses à aller voir un peu plus loin, comme les Islas Rosario et l'Archipelago San Bernardo par exemple, qui sont censées être des îles paradisiaques... Mais non, je n'ai pas pris la peine d'y aller. Juste... J'avais la flemme. Pas envie.
Ah, si! Un truc vraiment inattendu que j'ai adoré! Une petite aventure improbable comme je les aime... A savoir, une excursion improvisée à la Playa Blanca! En gros, il s'agit d'une belle plage à deux heures de Cartagena, que l'on peut atteindre en suivant des groupes organisés. Pick up à 9h, on te dépose sur place à 11h, on te récupère à 15h et à 17h tu peux prendre l'apéro pépouz en admirant ton bronzage plus ou moins réussi. Bref le truc touristique barbant à souhait. Et bah on a fait nos rebelles! Et ouais! Avec deux autres personnes, on a décidé de partir à l'aventure jusqu'à la plage par nos propres moyens. YOLO. (Non j'ai pas honte.) On se pose donc à un passage plus ou moins obligé pour sortir de la ville, et on arrête chaque bus pour demander de manière ingénue "Playa Blanca?" jusqu'à ce que quelqu'un nous réponde par l'affirmative. Résultat? Un quart d'heure plus tard, on se retrouve dans un bus, sans savoir où on va, ni où descendre. Mais sinon tout va bien! Et effectivement... Tout va bien. Une heure plus tard, le chauffeur nous dit de descendre, au léger détail près qu'on est pas du tout à la plage susmentionnée, mais dans un petit village paumé au milieu de rien. "Heu... Vous êtes sûr?" "Ouais ouais demandez aux gens ils vous diront où aller!" L'organisation à la sauce Amérique du Sud. Sauf que contre toute attente... Ca marche. C'est un truc assez incroyable que j'ai commencé à remarquer à partir de ce moment là. Tout est dans une certaine mesure chaotique. Extrêmement rarement j'ai constaté une organisation au poil, ou juste eu le sentiment que les gens savent vraiment ce qu'ils font. Et bien sachez qu'une sorte de magie mystique voodoo fait qu'in fine, on y arrive. On sait pas trop comment, c'est le bordel, mais on finit par arriver à destination. Et ce fut le cas. Dans le village en question, des gens nous abordent, pour nous vendre leur services et nous amener à la plage. On finit donc notre trajet à cinq sur deux motos, sans casques à filer à 70 sur une nationale, en faisant coucou aux flics qui surveillent la route, tranquilles... Et voilà. Au bout de ce périple, une plage magnifique, et une belle histoire à raconter. Pour le coup, je termine ce paragraphe sur un truc cheesy : la plage était magnifique, mais je sais vraiment pas ce que j'ai apprécié le plus. La destination, ou le voyage? Les deux valaient vraiment le coup.
Quelque chose a commencé à changer pour moi à partir de Cartagena. Au début je pensais que c'était juste la fatigue du voyageur. Ce fameux coup de barre au bout de 2-3 mois de voyage, qui te plombe ta motivation, et qui te fait réclamer un canap, un plaid, et une soirée série/geek. Aujourd'hui avec un peu de recul, je pense que c'était le cas, mais pas seulement. Après tout, j'ai commencé ce voyage sans savoir à quoi m'attendre, ce que j'aimerai ou pas, et il s'avère que certaines réponses ont daigné montrer le bout de leur nez. J'ai pu découvrir quelques indices, notamment lors d'une soirée de la lose, où j'ai suivi quelques français fort sympathiques pour une soirée... Bah une soirée de la lose. Vagabondage à la recherche d'un bar, pour atterrir dans une "boîte" (une terrasse avec une très belle vue, certes.) que les flics ont fermé 10 min après notre arrivée pour tapage nocturne - true story. Bref. La suite au prochain épisode...
Je dois avouer ne pas avoir mis les pieds dans la partie plus moderne de la ville. En s'écartant à peine des quartiers historiques, on atteint immédiatement des quartiers assez pauvres, qui font pas réellement envie. Plus loin, il aurait des quartiers coules à visiter, notamment le quartier financier, ou autres quartiers hypes avec centres commerciaux et joyeusetés du genre. Il paraît. Certes. Ouais je fais mon blasé, après tout, je suis français, et parisien qui plus est, je dois faire honneur à mon éducation! Mais en vrai, Cartagena ne m'a pas plus emballé que ça, tout simplement. Oh, si bien sûr que oui, il s'est passé des trucs intéressants! Voir des écoles de salsa défiler avec leurs bambins aux costumes de dancefloors latinos pour un festival salsa, c'était sympa! Et tomber un soir au hasard sur l'élection de la candidate à envoyer pour représenter la ville à Miss Colombie aussi! D'ailleurs, voir ces nanas hyper bien maquillées, habillées en robes strass et paillettes (On m'a expliqué que je suis arrivé juste APRES l'épreuve du bikini, bordel de *la suite du message est censurée pour des raisons évidentes, merci pour votre compréhension*!!!) galérer à marcher élégamment sur les pavés irréguliers d'une vieille place mal ou pas entretenue, c'est assez mémorable! Il y avait également des choses à aller voir un peu plus loin, comme les Islas Rosario et l'Archipelago San Bernardo par exemple, qui sont censées être des îles paradisiaques... Mais non, je n'ai pas pris la peine d'y aller. Juste... J'avais la flemme. Pas envie.
Ah, si! Un truc vraiment inattendu que j'ai adoré! Une petite aventure improbable comme je les aime... A savoir, une excursion improvisée à la Playa Blanca! En gros, il s'agit d'une belle plage à deux heures de Cartagena, que l'on peut atteindre en suivant des groupes organisés. Pick up à 9h, on te dépose sur place à 11h, on te récupère à 15h et à 17h tu peux prendre l'apéro pépouz en admirant ton bronzage plus ou moins réussi. Bref le truc touristique barbant à souhait. Et bah on a fait nos rebelles! Et ouais! Avec deux autres personnes, on a décidé de partir à l'aventure jusqu'à la plage par nos propres moyens. YOLO. (Non j'ai pas honte.) On se pose donc à un passage plus ou moins obligé pour sortir de la ville, et on arrête chaque bus pour demander de manière ingénue "Playa Blanca?" jusqu'à ce que quelqu'un nous réponde par l'affirmative. Résultat? Un quart d'heure plus tard, on se retrouve dans un bus, sans savoir où on va, ni où descendre. Mais sinon tout va bien! Et effectivement... Tout va bien. Une heure plus tard, le chauffeur nous dit de descendre, au léger détail près qu'on est pas du tout à la plage susmentionnée, mais dans un petit village paumé au milieu de rien. "Heu... Vous êtes sûr?" "Ouais ouais demandez aux gens ils vous diront où aller!" L'organisation à la sauce Amérique du Sud. Sauf que contre toute attente... Ca marche. C'est un truc assez incroyable que j'ai commencé à remarquer à partir de ce moment là. Tout est dans une certaine mesure chaotique. Extrêmement rarement j'ai constaté une organisation au poil, ou juste eu le sentiment que les gens savent vraiment ce qu'ils font. Et bien sachez qu'une sorte de magie mystique voodoo fait qu'in fine, on y arrive. On sait pas trop comment, c'est le bordel, mais on finit par arriver à destination. Et ce fut le cas. Dans le village en question, des gens nous abordent, pour nous vendre leur services et nous amener à la plage. On finit donc notre trajet à cinq sur deux motos, sans casques à filer à 70 sur une nationale, en faisant coucou aux flics qui surveillent la route, tranquilles... Et voilà. Au bout de ce périple, une plage magnifique, et une belle histoire à raconter. Pour le coup, je termine ce paragraphe sur un truc cheesy : la plage était magnifique, mais je sais vraiment pas ce que j'ai apprécié le plus. La destination, ou le voyage? Les deux valaient vraiment le coup.
Quelque chose a commencé à changer pour moi à partir de Cartagena. Au début je pensais que c'était juste la fatigue du voyageur. Ce fameux coup de barre au bout de 2-3 mois de voyage, qui te plombe ta motivation, et qui te fait réclamer un canap, un plaid, et une soirée série/geek. Aujourd'hui avec un peu de recul, je pense que c'était le cas, mais pas seulement. Après tout, j'ai commencé ce voyage sans savoir à quoi m'attendre, ce que j'aimerai ou pas, et il s'avère que certaines réponses ont daigné montrer le bout de leur nez. J'ai pu découvrir quelques indices, notamment lors d'une soirée de la lose, où j'ai suivi quelques français fort sympathiques pour une soirée... Bah une soirée de la lose. Vagabondage à la recherche d'un bar, pour atterrir dans une "boîte" (une terrasse avec une très belle vue, certes.) que les flics ont fermé 10 min après notre arrivée pour tapage nocturne - true story. Bref. La suite au prochain épisode...
Next step, Medellín...

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