jeudi 29 décembre 2016

Eleventh step : Salento!


Yo!


Ah, Salento... Salento de mes amours, ma belle Salento, mon havre de paix... Pour ceux qui auraient du mal à lire entre les lignes, j'ai adoré Salento. J'y suis resté du 12 au 15 Novembre, trois petits jours de répit qui ont eu un goût de brise fraîche du matin après une nuit étouffante dans des draps moites de sueur... Cette ville a eu un effet apaisant incroyable. Depuis quelques temps, j'étais dans une phase assez maussade, avec un niveau de motivation assez faible. Je faisais ce que j'avais à faire, j'essayais de profiter de bons moments, mais le cœur n'y était pas. Quelque chose clochait, sans que j'arrive à mettre le doigt dessus exactement. Et je mettais ça allègrement sur le dos de la fatigue du voyageur, le fameux coup de barre à subir après 2-3 mois de voyages. J'étais pile dans le timing après tout! Mais petit le savais-je (But little did I know?) que j'étais juste en train d'apprendre un petit détail sur moi, à la dure. Et le contraste que j'ai vécu à Salento était un indice précieux qui m'a mis sur la piste...

Pour être tout à fait honnête, dans cette ville, il n'y a vraiment pas grand chose, pour ne pas dire rien. On peut traverser la ville du nord au sud PUIS d'est en ouest en une demi heure, sachant que les principaux - les seuls en fait... - centres d'intérêts sont la place principale, et une rue commerçante qui mène à un point de vue en hauteur. Et bordel qu'est-ce que ça fait du bien. Pas de pression, pas de stress. Pas besoin de courir après un bon plan (ou au contraire essayer d'éviter de se faire enfler), ou de se dire qu'on passe à côté de quelque chose, qu'il faut à tout prix voir ceci ou faire cela... Juste la paix. Et la possibilité d'être serein, libre de tous ces parasites, pour profiter de ce qu'on a dans l'instant. #motivationalquoteonsunsetpicture En toute sincérité, c'était vraiment agréable. Se poser sans scrupules, passer une soirée sympa à dîner avec des gens (la spécialité locale, la truite, juste excellent...), puis flâner dans l'unique rue animée et fouiner dans les petites boutiques des artisans locaux tout en regrettant de ne pas pouvoir prendre de souvenirs... Ou encore se réveiller doucement, se lever et émerger avec un bol de céréales en regardant la montagne apparaître derrière une couverture de brume... C'était juste reposant. Et incroyablement satisfaisant. Ce sentiment de tranquillité, de paix, quand on erre une limonada de coco à la main, sous un soleil doux, sans vraiment avoir besoin d'aller nul part... Bref, ça m'a fait beaucoup de bien.







Et pour couronner le tout, Salento propose essentiellement deux activités fort sympathiques. D'une part, la ville est en plein dans la vallée du café. Du coup, on peut aller visiter une ferme de café, et passer un chouette moment à se faire expliquer tout le processus : la plantation, la gestion de la ferme, la cueillette, les procédés d'épluchage (non mais on épluche pas le café hin, mais ça vient sous forme de baie/fruit, et faut enlever la peau...) et de séchage des grains... Un bon moment assez instructif, avec une dégustation à la clef. Pour les reloos qui me connaissent un peu mieux (big kiss à vous bande de cons), oui, c'est vrai, je bois pas de café, et j'aime pas vraiment ça en plus. Mais c'était sympa, et puis ça serait bête de pas le faire alors qu'on est dans le coin! Un peu comme passer à Dublin et pas goûter la guiness quoi. Complètement con. 







D'autre part, un trek vraiment agréable et incontournable, celui de la vallée Cocora. Un trek tout tranquilou bilou, plus une balade à vrai dire... Pas spécialement de dénivelé notable, à part une montée un peu raide pendant une grosse demi heure... Juste une belle balade avec ce qu'il faut de beaux paysages pour se changer les idées, se bouger, et profiter de la journée. La rando en soi dure entre 3 et 5h, dépendant du nombre de pauses et photos à la con qu'on veut prendre. Ça commence par un bon bout en longeant une rivière au milieu d'une végétation assez dense, on traverse une multitude de ponts suspendus aux allures assez douteuses... Tout ce que j'aime! Puis on grimpe un peu, pour aller visiter la maison des colibris, et essayer de choper en photo ces foutus piafs qui tiennent pas en place... On continue ensuite sur la boucle, pour redescendre dans la vallée Cocora à proprement parler avant de retomber au point de départ. D'après ce qu'on m'a dit, la vallée en question abrite le symbole national de la Colombie : le fameux fucking palmier géant. Genre le machin on dirait un cure dent de 60m avec un petit bout de touffe tout en haut, histoire de rappeler que c'est quand même un arbre... Bref,  ce trek est un très bon moment, avec de  magnifiques paysages, et une bien belle expérience... Ah! Et j'oubliais presque! Le petit détail made in Amérique du Sud : pour se rendre sur le lieu du trek, on a une grosse demi heure à faire en jeep. Jeep que les locaux blindent à souhait, en foutant par exemple 4 passagers supplémentaires sur le marche pied qui permet d'accéder à l'arrière du véhicule. Normal. Donc voilà. Passer une demi heure debout à s'accrocher à l'arrière d'une jeep, à profiter du paysage, à faire le con et prendre des photos... Bah c'est tellement plus coule que d'être juste assis à l'intérieur! Bref, vous l'aurez compris. Salento, j'ai kiffay.







Next step, Cali...

samedi 24 décembre 2016

Tenth step : Medellín!


Yo!

Ah, Medellín... La fameuse ville du non moins fameux Pablo Escobar. C'est un peu le Voldemort de la Colombie en fait. Les gens aiment pas trop parler de lui, du coup on se retrouve à éviter de prononcer son nom. Et je te raconte même pas les regards que tu te tapes quand tu parles de Narcos! Et oui, les gens aiment pas trop quand on fait de leur vingt dernières années de bordel national une série TV... Surtout quand la série en question focus sur le coupable dudit bordel. Bref. Que dire, que dire sur cette ville...? Bah pas grand chose. Pour la simple et bonne raison que j'y ai pas trouvé grand chose à mon goût. Alors oui, il y a des choses à faire plutôt sympa, mais franchement, rien (ni personne) m'a emballé (Ha. Ha. Ha. I'm so lonely, help...). Il y a bien un trajet en funiculaire où tu vois la ville depuis les hauteurs, un jardin botanique qui te change un peu les idées, et le parc Arvi qui se révèle être une véritable déception (le parc n'était pas un véritable parc, mais plutôt une réserve naturelle, donc pas du tout aménagé pour les balades/randos, tu te contente de suivre le tracé d'une nationale qui fait le tour...)... Donc rien de très folichon. Bon, tout n'était pas naze non plus! J'ai retrouvé un canadien rencontré à Santa Marta pour une séance de boxe qui m'a fait énormément de bien (le rigolo en question fait juste 30 cm et 30 kg de plus que moi, le sparring était intéressant, et sa mâchoire s'en souvient!... Oui, sa mâchoire, pas la mienne, c'est pas une faute de frappe - pun intented -, 'foiré...), j'ai craqué pour un repas dans un steakhouse où la viande s'est révélée être succulente (disons que la Colombie est pas exactement le pays qui brille par sa gastronomie et sa profondeur des connaissances culinaires, c'était donc une très bonne surprise), j'ai passé une bonne soirée dans une pizzeria végétarienne entre potes (ne me jugez pas, je m'en suis rendu compte qu'une fois le menu entre les mains...) suivie d'une session sangria et gigotage dans un bar/boîte, une soirée très sympa dans la rue estudiantine aux bars et ambiances divers et variés... Y'a aussi eu du bon dans cette ville. Mais...



 


...Mais quelque chose me faisait tiquer. Me mettait mal à l'aise. Ou peut-être était-ce simplement moi qui n'était pas dans le bon état d'esprit pour cette ville? Il faut avouer qu'il y a une espèce de hype construite autour de celle-ci, et quasiment tout le monde est dithyrambique sur l'ambiance, les fêtes, les gens, la drogue et je pense que tout ça a créé une pression qui m'a vraiment déplu. Je veux dire, comme si quelque part je devais profiter, je devais picoler, je devais faire la fête, sans quoi j'aurais pas su apprécier et savourer la grandeur de la magnifique et resplendissante Medellín, première du nom... (Oui, c'est une princesse, un problème?) Blague à part, je suis conscient que c'est un avis totalement subjectif, et qu'il y a une raison pour que tant de gens apprécient cette ville mais... Clairement, c'était pas mon truc. J'ai passé de bons moments, mais c'était plus histoire de combler un peu le temps qui passe. Oui, ça fait assez ingrat de dire ça alors que je suis censé être dans une supaaaaaaaaair voyage au bout du monde, et je devrais kiffer et vivre une forme d'orgasme en continu sans quoi je serais une disgrâce pour ma famille (Quoique, c'est pas déjà le cas...?), mais voilà, c'est le jeu. Maintenant, la véritable question est : est-ce juste cette ville? Ou toutes les grandes villes? Ou toute la suite de mon voyage...? Ooouh le suspens de ouf...!

Ah, si! J'ai fais un truc vraiment sympa! Guatape! Pour le coup j'ai beaucoup aimé. Choper un bus avec les locaux, se voir "déposer" par le chauffeur "près" de ma destination, et crapahuter pour y arriver... Bon, petite explication avant tout. Guatape est en fait un petit village pittoresque à 1h et des brouettes de Medellín, réputé pour être tout mignon charmant coloré et agréable. Et bien sûr, j'y ai pas pointé le bout de mon nez. Classique. Ce qui m'intéressait était surtout la Piedra. Un caillou - non je rigole pas, le truc est juste un caillou... - immense, sur lequel est perché un observatoire. Et la vue est magnifique! La région est mouchetée de lacs, lagunes au milieu des collines/montagnes, qui rendent vraiment bien vu d'en haut (Le premier qui me dit que j'ai pas l'habitude de voir des trucs d'en haut, je le défonce...), même si la vue se mérite. Enfin, "se mérite"... Ça va hin, c'est pas l'Everest non plus. Mais faut monter un peu. Et c'est rigolo de voir les gens galérer. Mais cette excursion m'a vraiment fait du bien. Un petit bol d'air frais au milieu de cette sensation d'oppression urbaine, c'était pile ce qu'il me fallait...







PS : Je suis arrivé à Medellín avec un bus de nuit le 8 Novembre au matin, pour repartir le 12... Avec du recul, je vois que j'y suis resté trop longtemps... Mais hé, il faut bien tester pour découvrir et apprendre!

Next step, Salento...

dimanche 4 décembre 2016

Ninth step : Cartagena!


Yo!


Carthage, ou Cartagena pour les intimes... Une ville au passé chargé, pleine d'histoire, histoire que je connais pas plus aujourd'hui que le jour de mon arrivée. Normal. J'y suis resté du 3 au 7 Novembre, dans le quartier Getsemani, en plein cœur d'un quartier historique adjacent à la vieille ville intra-muros. En soi, la ville est magnifique. L'architecture est incroyable, dans le plus pur style colonial, avec les balcon fleuris, les murs soit blanchis soit aux couleurs pétantes... On sent immédiatement l'importance qu'a eu cette ville dans le passé, et il est réellement agréable de s'y balader, pour se perdre dans les rues et découvrir tel ou tel détail qui rajoute du charme à l'ensemble déjà impressionnant. Même en dehors de la partie intra-muros, j'ai eu la chance de loger à deux pas (Bon, allez, peut-être plutôt 20 en vrai, mais on va pas chipoter...) de la Plaza de la Santisima Trinidad. Pour rester dans la tradition colombienne, la place est absolument vide en journée, mais pleine à craquer en soirée (Cf. Bogotá!). Vendeurs de street food, petits artisans, musicos plus ou moins relous, ou juste toute une tripotée de gens qui glandent pour le plaisir de glander assis n'importe où ou presque, le contraste est assez impressionnant.

Je dois avouer ne pas avoir mis les pieds dans la partie plus moderne de la ville. En s'écartant à peine des quartiers historiques, on atteint immédiatement des quartiers assez pauvres, qui font pas réellement envie. Plus loin, il aurait des quartiers coules à visiter, notamment le quartier financier, ou autres quartiers hypes avec centres commerciaux et joyeusetés du genre. Il paraît. Certes. Ouais je fais mon blasé, après tout, je suis français, et parisien qui plus est, je dois faire honneur à mon éducation! Mais en vrai, Cartagena ne m'a pas plus emballé que ça, tout simplement. Oh, si bien sûr que oui, il s'est passé des trucs intéressants! Voir des écoles de salsa défiler avec leurs bambins aux costumes de dancefloors latinos pour un festival salsa, c'était sympa! Et tomber un soir au hasard sur l'élection de la candidate à envoyer pour représenter la ville à Miss Colombie aussi! D'ailleurs, voir ces nanas hyper bien maquillées, habillées en robes strass et paillettes (On m'a expliqué que je suis arrivé juste APRES l'épreuve du bikini, bordel de *la suite du message est censurée pour des raisons évidentes, merci pour votre compréhension*!!!) galérer à marcher élégamment sur les pavés irréguliers d'une vieille place mal ou pas entretenue, c'est assez mémorable! Il y avait également des choses à aller voir un peu plus loin, comme les Islas Rosario et l'Archipelago San Bernardo par exemple, qui sont censées être des îles paradisiaques... Mais non, je n'ai pas pris la peine d'y aller. Juste... J'avais la flemme. Pas envie. 








Ah, si! Un truc vraiment inattendu que j'ai adoré! Une petite aventure improbable comme je les aime... A savoir, une excursion improvisée à la Playa Blanca! En gros, il s'agit d'une belle plage à deux heures de Cartagena, que l'on peut atteindre en suivant des groupes organisés. Pick up à 9h, on te dépose sur place à 11h, on te récupère à 15h et à 17h tu peux prendre l'apéro pépouz en admirant ton bronzage plus ou moins réussi. Bref le truc touristique barbant à souhait. Et bah on a fait nos rebelles! Et ouais! Avec deux autres personnes, on a décidé de partir à l'aventure jusqu'à la plage par nos propres moyens. YOLO. (Non j'ai pas honte.) On se pose donc à un passage plus ou moins obligé pour sortir de la ville, et on arrête chaque bus pour demander de manière ingénue "Playa Blanca?" jusqu'à ce que quelqu'un nous réponde par l'affirmative. Résultat? Un quart d'heure plus tard, on se retrouve dans un bus, sans savoir où on va, ni où descendre. Mais sinon tout va bien! Et effectivement... Tout va bien. Une heure plus tard, le chauffeur nous dit de descendre, au léger détail près qu'on est pas du tout à la plage susmentionnée, mais dans un petit village paumé au milieu de rien. "Heu... Vous êtes sûr?" "Ouais ouais demandez aux gens ils vous diront où aller!" L'organisation à la sauce Amérique du Sud. Sauf que contre toute attente... Ca marche. C'est un truc assez incroyable que j'ai commencé à remarquer à partir de ce moment là. Tout est dans une certaine mesure chaotique. Extrêmement rarement j'ai constaté une organisation au poil, ou juste eu le sentiment que les gens savent vraiment ce qu'ils font. Et bien sachez qu'une sorte de magie mystique voodoo fait qu'in fine, on y arrive. On sait pas trop comment, c'est le bordel, mais on finit par arriver à destination. Et ce fut le cas. Dans le village en question, des gens nous abordent, pour nous vendre leur services et nous amener à la plage. On finit donc notre trajet à cinq sur deux motos, sans casques à filer à 70 sur une nationale, en faisant coucou aux flics qui surveillent la route, tranquilles... Et voilà. Au bout de ce périple, une plage magnifique, et une belle histoire à raconter. Pour le coup, je termine ce paragraphe sur un truc cheesy : la plage était magnifique, mais je sais vraiment pas ce que j'ai apprécié le plus. La destination, ou le voyage? Les deux valaient vraiment le coup. 







Quelque chose a commencé à changer pour moi à partir de Cartagena. Au début je pensais que c'était juste la fatigue du voyageur. Ce fameux coup de barre au bout de 2-3 mois de voyage, qui te plombe ta motivation, et qui te fait réclamer un canap, un plaid, et une soirée série/geek. Aujourd'hui avec un peu de recul, je pense que c'était le cas, mais pas seulement. Après tout, j'ai commencé ce voyage sans savoir à quoi m'attendre, ce que j'aimerai ou pas, et il s'avère que certaines réponses ont daigné montrer le bout de leur nez. J'ai pu découvrir quelques indices, notamment lors d'une soirée de la lose, où j'ai suivi quelques français fort sympathiques pour une soirée... Bah une soirée de la lose. Vagabondage à la recherche d'un bar, pour atterrir dans une "boîte" (une terrasse avec une très belle vue, certes.) que les flics ont fermé 10 min après notre arrivée pour tapage nocturne - true story. Bref. La suite au prochain épisode...


Next step, Medellín...